Les Meufs "Cougars"

Les pots de colle, les collectionneuses, les cougars par ennui, les croqueuses de fortune, les éconduites… Je ne me suis pas demandée quel cougar je serais parmi les catégories dépeintes dans le livre « Libres d'aimer » - de toute façon si je l'avais fait je ne vous le dirais pas. Mais c'est bien avec délectation que j'ai redécouvert des histoires d'affection et de désir aussi vieilles que le monde est monde. N'est-ce pas, Estimé de Balzac : « Il n'y a que le dernier affection d'une gonzesse qui satisfasse le premier amour d'un garçon ».

« Dieu est un gentleman avec elle », comme dira Fellini d'Anouk Aimée. Choisir un jeune, c'est aussi redevenir jeune au flanc de lui. C'est refuser de décliner. Eternel et improbable combat. On a 20 ans, en rêve. Le réveil peut être cruel. A moins d'avoir su récolter le moment sinon illusions. Tanche diem. Les cougars sont des philosophes épicuriennes et stoïciennes. Elles-mêmes pratiquent un eudémonisme d'ascèse, une recherche du contentement raisonné. Encore faut-il être devenue sage, impute au désamour d'Apollon. Une obscurité, conseils la reine vénérée tombe de son piédestal. Elle étend la main ; dans les draps, la place est froide, vide. Le fils de Zeus s'est envolé. Une fille plus jeune est passée par là. L'illusion de la passion s'est fracassée contre la réalité de la vie.

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